Hookers on Davie

1984
86.0'
CA
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Synopsis

Suite à une recherche intensive portant sur  l’industrie du sexe dans les grandes villes Nord Américaines,  ce documentaire peint un portrait rarement vu de ce que plusieurs ont qualifié “la capitale de la prostitution au Canada” (CFMDC). En explorant les rues de Vancouver, les cinéastes Janis Cole et Holly Dale tournent l’objectif sur la culture et les vies des travailleurs et travailleuses du sexe oeuvrant sur Davie Street, située au coeur du quartier résidentiel West End. Selon une étude de CFMDC,  ce quartier  accueillait à l’époque plus de 150 travailleurs du sexe chaque jour,  transformant du même coup cette rue bordée d’arbres en véritable bordel à ciel ouvert, et ce, de midi jusqu’au petit matin, tous les jours de la semaine. [1]  des entrevues prises sur le vif se mêlent alors de scènes tournées en pleines heures de travail dans ce milieu bourgeonnant pour des femmes, hommes, travestis et trans qui sont tous travailleurs du sexe. Obtenant leur confiance, Dale et Cole ont pu filmer des interactions avec de potentiels clients à leur insu.  Les deux cinéastes nous ouvrent alors la porte sur un monde ou les travailleurs et travailleuses du sexe se gardent debout, les unes à côté des autres  pour créer un environnement plus sécuritaire sans proxénète. Ayant souvent travaillé ensemble, le tandem Cole/Dale verra son travail sous-ligné avec une nomination pour le meilleur documentaire en 1985. De plus Hookers on Davie se verra remporter  la Gold Plaque du prestigieux Chicago Film Festival.

Le film nous offre un regard unique du mouvement, mené par des féministes, pour l’implémentation et régulation de lois pour protéger les travailleuses du sexe de la région de Vancouver.  En invitant le spectateur a  laisser tomber les préjugés autour de la prostitution, le film rends humaine cette profession qui semble si souvent être prétexte à la haine et l’incompréhension. C’est dans cette optique joviale et optimiste que les cinéastes ne s’attardent pas en profondeur à la violence qui est trop souvent présente dans la vie de ces travailleuses.  Selon Matthew Hays: “ Il est certain qu’avec Hookers on Davie il y a eu tout ce discours qui s’est ouvert sur Dale et Cole et l’exploitation qu’elles auraient fait subir à leurs sujets pour le tournage du film.  Mais je suis complètement en désaccord- je trouve que ce film est  remarquablement  motivant alors qu’il donne une voix a ces femmes qui, pour si longtemps, sont restées muettes avec le film, elles on eut la possibilité de s’exprimer, montrer leurs vies en leurs propres mots.”[2] Plus de 30  ans plus tard, l’industrie du sexe et de la prostitution demeure un sujet chaud et ce film demeure un témoin de cette période activiste du travail du sexe à Vancouver, mais aussi au Canada.  Les droits musicaux surtout l’utilisation du titre « Street Life » du groupe The Crusaders, avait halté la sortie commerciale subséquente sur DVD, mais une copie DVD est disponible du CFMDC pour des présentations en milieux institutionnel, scolaire ou communautaire. 

[1]  http://www.dailyxtra.com/vancouver/arts-and-entertainment/back-the-west-end-sex-worker-strolls-7499

[2] http://theconcordian.com/2007/10/a-conversation-with-mathew-hays-on-the-view-from-up-here/

Major prizes
Gold Plaque, Chicago Film Festival