Backyard Theatre

1972
28.0'
CA
Identity: 
Producers
Distributor: 
Synopsis

Un aperçu fantaisiste du monde des personnages de Michel Tremblay. Le dramaturge le plus prolifique de Québec depuis la fin des années 1960, Tremblay voit son œuvre traduite et présentée à une audience anglophone pour la première fois en 1972. Pour célébrer l’occasion, plusieurs personnages tirés de ses pièces de théâtre se réunissent lors d’un après-midi festif dans une cour arrière. Nous sommes introduits de façon officielle au tandem Tremblay-Brassard qui révolutionna le théâtre québécois non seulement pour leur emploi du « joual » dans leurs dialogues, mais aussi pour leurs représentations non caricaturées de personnificateurs féminins et de personnes queer et marginales. Lors d’un entretien, les hommes s’interrogent sur leur travail ainsi que sur l’importance de sa représentation de l’établissement de l’identité québécoise dans l’ère moderne.

Dans les appartements étroits du Plateau, les personnages âgés de Les Belles Soeurs organisent une soirée où elles seront malgré elles en présence de personnificateurs féminins Duchesse de Langeais, Sandra et Butch tout droit sortis de Demain matin Montréal m’attend. Le milieu des cabarets et des boîtes de nuit se heurte au monde du Plateau et de ses femmes au foyer, deux univers typiques des pièces de Tremblay. Étrangement, les personnages dialoguent en anglais alors qu’ils sont tous issus d’un milieu francophone (et ce afin de plaire aux audiences anglophones; le film n’existe pas en français malgré que les deux langues s’y font entendre). Le film culmine lorsque l’un des personnificateurs féminins décide de réaliser un strip-tease afin de remercier leurs hôtesses. Outrées et scandalisées, les belles-soeurs les expulsent de la cour et se lancent à leur poursuite à travers les ruelles en leur criant des insultes. Tremblay et Brassard se retrouvent alors aux prises avec le nettoyage de la cour arrière.

Produit dans le cadre de la série Adieu Alouette de l’ONF, le film visait à promouvoir la culture québécoise au-delà de son territoire et fut prétendument réalisé par Jean-Pierre Lefebvre. L’œuvre fut assujettie à un montage rigoureux afin de cadrer avec le modèle de l’ONF élaboré pour la série et son nom n’apparaît pas au générique.

Premieres
Major prizes