Moze Mossanen

television, Réalisateur, Scénariste
male
NE(E)
1958
Lives in
Toronto , ON
Canada
Ontario CA
Biographie

Réalisateur pour la télévision et scénariste (Toronto). Après avoir complété sa formation d’acteur aux États-Unis, le Torontois Mossanen attira l’attention du milieu queer grâce à la fiction Illegal Acts (1982, 21), une allégorie troublante de la communauté gaie sous forme d’usine de transformation de poulet. Il fut également remarqué par la CBC où il intégra la programmation artistique axée sur la danse, domaine où il a depuis bâti sa réputation. La CBC n’apprécia guère sa fraye hors du monde du ballet en 1992; sa collaboration avec Sky Gilbert lors de cette année, une émission intitulée The Jane Show où Gilbert s’entretient avec son alter ego plutôt loufoque de personnificateur féminin, s’est vu refuser une case horaire aux heures de grande écoute et fut finalement diffusée après avoir été reconfigurée et aseptisée. Bien que la publication Xtra! affirma que « la résonance artistique de la version originale fut brutalement excisée », elle concède qu’il y a quelque chose de rafraîchissant dans le fait de « voir un artiste ouvertement gai parler de son œuvre et des responsabilités de l’artiste gai sur la télévision nationale. » (27 nov. 1992). Mossanen se moqua de ses embrouilles avec la censure et l’interférence artistique dans son film My Gentlemen Friends (1999, 68). L’œuvre mise en nomination pour un prix Gemini fut une fiction perspicace et sans précédent où trois ex danseurs gais d’âge mûr se remémorent leur passé de pionniers queer sur la caméra comme hors-champ. Coïncidence inouïe, leur histoire comprend un narratif de sabotage de la réalisation d’un programme télévisé menée par un horrible gestionnaire haut-placé qui refoule son homosexualité. Il réalisa ensuite un autre programme télévisé spécial financé par la CBC intitulé The Rings of Saturn (2002), un « drame de danse contemporaine » sur l’amour et la romance qui offre un véritable tour de force « homoromantique »; un docteur solitaire et refoulé peine à écouter le cœur d’un séduisant patient (la pilosité de la poitrine interfère clairement avec le stéthoscope) et un pas-de-deux enivrant s’en suit. Inspiré par Les Liaisons dangereuses, Year of the Lion fut qualifié par Nicholas Davies – chroniqueur pour le magazine Xtra! – d’amélioration « fort réussie » de Rings (9 jan 2003) malgré le manque de balance entre les dynamiques de genre dans les rôles du film. Malgré les quelques scènes de séduction saphiques près de la table de billard, le romantique pas-de-deux masculin mêlant flirt et jeux (celui du frisbee!) est bel et bien le clou du film.