Bruce LaBruce

male
Date de naissance
1964
et lieu
Toronto , ON
Canada
Ontario CA
Lives in
Toronto , ON
Canada
Ontario CA
Biographie

Réalisateur, scénariste, rédacteur de fanzines, chroniqueur et critique. Bruce LaBruce, le cinéaste queer le plus en vue de Toronto, détient plusieurs records : l’un de nos auteurs les plus reconnus à l’échelle internationale, ses quatre longs-métrages comptent parmi les films les plus durs à obtenir sur le plan national; le seul honoré de Perspectives Canada a avoir été omis de Rist (2001) et de Wise (2001) (avec Neve Campbell!); le seul auteur à avoir sucé et s’être fait baiser en gros plan et l’unique à avoir nommé Bergman dans sa liste de top 10 de tous les temps pour Sight and Sound et à avoir publié des critiques cinématographiques académiques sur Peewee Herman et le VIH/sida (sous le nom de Bryan Bruce pour le magazine Cineaction! de Toronto dans les années 1980) et l’unique cinéaste canadien de renommée à n’avoir jamais reçu de subventions artistiques du gouvernement.

Un bon enfant de la campagne ontarienne corrompu par Toronto, LaBruce a débuté sa carrière cinématographique avec des films pornographiques underground tournés en Super 8 tels I Know What It’s Like to Be Dead (1987). Il s’est fait connaître grâce à un long-métrage romantique et warholesque à petit budget intitulé No Skin Off My Ass (1991), où il s’éprend d’un garçon skin et sa sœur excentrique décide de tourner un film sur leur romance. Super 8 ½ (1994) a repris beaucoup des éléments de ce film et les a intégré dans un narratif beaucoup plus ambitieux et complexe où Bruce est une vedette du porno dans une mauvaise passe qui se fait exploiter par Googie, une cinéaste lesbienne, pour son nouveau film; l’œuvre offre également une nouvelle prestation excellente de son amant skin. Il a enchaîné avec Hustler White (1996), où son obsession avec le travail du sexe a été mis en évidence dans un pseudo quasi-documentaire tourné sur le boulevard Santa Monica. Jorge Brüning, le producteur allemand de longue date de LaBruce, a amené ce dernier au-delà de l’Atlantique afin de tourner le film Skin Flick (1999) à Londres et à Berlin (une version hardcore intitulée Skin Gang fut également produite). Choquant les audiences avec ses images délibérément provocatrices et érotisées de violence et de racisme skin, Skin Flick/Skin Gang a démontré un esthétisme que peu d’artistes se risquaient à partager sur le grand écran. Tout en maintenant une production journalistique farouche et humoristique presque continue (du fanzine J.D.s dans les années 1980 au chroniques et critiques bimensuelles pour le Eye Weekly de Toronto depuis 1997), la croissance artistique sans relâche de Bruce est autant priapique que profonde (R of T, ch. 8).